Le temps de séchage du béton pour les fondations

Le temps de séchage du béton pour les fondations

Le temps de séchage du béton est régi par une réglementation qui s’applique aux bétons destinés aux constructions de gros œuvre. Le durcissement (ou maturation) du béton constitue une étape cruciale qui ne doit pas être négligée, afin que les caractéristiques de ce matériau de construction soient obtenues.

De nombreux paramètres devant être pris en compte afin que la résistance voulue soit atteinte, vous ne devriez pas lésiner en ce qui concerne vos fondations et confier cette tâche à une entreprise de maçonnerie. Les fondations représentent, en effet, la base sur laquelle repose toute la structure et leur qualité détermine la durabilité de l’ensemble de la construction.

La « prise acceptable »

L’action de séchage du béton est désignée, dans le jargon des spécialistes bâtiments et d’ouvrages de génie civil, comme étant la « prise ».

Il s’agit d’une préoccupation considérable après que soit complétée la coulée de ce matériau, car c’est au cours de ce laps de temps que le matériau obtiendra ses capacités tant recherchées de durabilité et de résistance.

Il importe que la fabrication en amont soit effectuée dans les règles de l’art, et que par la suite, le temps de séchage soit respecté. Sans cela, il y a de fortes chances que la résistance espérée ne soit jamais obtenue.

Deux dates importantes sont à retenir en ce qui a trait au laps de temps à accorder à ce matériau pour sécher : un essai après sept jours (environ 80 % de résistance consolidée) afin d’en vérifier la qualité, et un essai après vingt-huit jours (environ 95 % de résistance), pour la vérification finale.

Les travaux sur le chantier de construction peuvent reprendre progressivement après qu’ait été coulée une dalle, toutefois les maîtres d’œuvre doivent s’assurer que le tout a été étayé correctement. Dans ces cas, il est question de « prise acceptable ».

Les chantiers respectent très rarement les délais de séchage optimal prescrits par les normes. Toutefois, il est impératif que les délais minimums soient conseillés avant la reprise des travaux, afin d’éviter que la dalle à peine installée ne s’effondre…

Aucun système de séchage en accéléré n’existe. Il faut donc faire preuve de patience et ne considérer que la dalle aura atteint sa pleine résistance qu’après vingt-huit journées de séchage. Cependant, des adjuvants accélérateurs de prise peuvent être utilisés dans certains cas spécifiques, sous supervision d’un professionnel.

De nombreux facteurs d’influence

Une panoplie de facteurs jouent sur le temps de séchage. Le plus important élément à considérer est son domaine d’application. Les maçons doivent également composer avec les conditions extérieures, la qualité et la classe du matériau, tels que sa compacité, la teneur en eau, et la qualité des granulats.

Parmi les facteurs environnementaux les plus déterminants, on trouve :

  • La température ambiante : une température idéale se situe entre 15°C et 25°C. En dessous de 5°C, la prise peut être compromise, voire stoppée.
  • L’humidité relative : une humidité trop faible peut entraîner un séchage trop rapide en surface et créer des fissures.
  • L’exposition au vent : un vent fort accélère l’évaporation en surface et peut également causer des fissures.
  • L’exposition directe au soleil : elle peut provoquer un séchage différentiel entre la surface et l’intérieur du béton.

La cure du béton, consistant à maintenir une humidité adéquate pendant le processus de prise, est essentielle pour garantir une résistance optimale et limiter les risques de fissuration.

Les règles pour obtenir un séchage optimal

Les normes NF EN-206-1 régissent le temps de séchage de ce matériau. Cela s’avère assez complexe à gérer, étant donné qu’il existe en tout six classes d’exposition principales, correspondant chacune aux divers niveaux d’agressivité pouvant résulter dans les milieux. Ceux-ci conduisent ensuite à dix-huit classes d’exposition au total.

Par exemple, la classe XF (de niveau 1 à 4) consiste en la classe d’exposition régissant l’attaque par le gel et dégel. Quant à la classe XC (de niveau 1 à 4), elle concerne le risque de corrosion des armatures.
Les récentes évolutions normatives mettent davantage l’accent sur la durabilité du béton face aux changements climatiques et aux conditions environnementales de plus en plus extrêmes. Les exigences concernant le rapport eau/ciment, la teneur minimale en ciment et la résistance à la compression se sont renforcées pour certaines classes d’exposition.

Techniques modernes de suivi du séchage

Les technologies récentes permettent désormais un suivi plus précis de la maturation du béton :

  • Capteurs d’humidité intégrés : ils permettent de mesurer le taux d’humidité résiduelle dans le béton.
  • Capteurs de température : ils suivent l’évolution thermique durant le processus d’hydratation.
  • Tests de résistance non destructifs : comme le scléromètre ou les ultrasons, ils permettent d’estimer la résistance sans endommager la structure.

Ces outils offrent une meilleure maîtrise du processus de séchage et peuvent aider à déterminer plus précisément quand le béton a atteint la résistance nécessaire pour poursuivre les travaux.

Pour éviter tout risque d’effondrement de votre fondation, faites appel à un spécialiste de la maçonnerie près de chez vous disposant des connaissances nécessaires pour choisir le matériau en fonction des nombreux paramètres pouvant influer sur votre situation. Assurez-vous que ces personnes réaliseront convenablement l’application de l’ouvrage. Référez-vous à l’annuaire de notre site pour repérer des maçons, entreprises du bâtiment et experts en génie civil qui pourront exécuter vos travaux dans les règles de l’art.

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